Je cours

Je cours, parce que tous les jours je reste dans le foyer. J’ai besoin de sortir parce que, quand je reste dans le foyer, il y a des jeunes là-bas, ils parlent l’autre langue, et moi je n’ai pas compris ce langage. Moi, toujours je reste dans ma chambre. Parfois je descends pour jouer à la play. Parfois je sors pour faire de l’entraînement. Je cours trente minutes. Après, je retourne dans le foyer, je me lave. Après, je mange. Après, je révise mes leçons.

Pape

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

En allant à l’école

J’ai choisi cette photo parce que cette photo décrit ma routine quotidienne en allant à l’école. En même temps, cette image montre des personnes.

« Marchent les gens qui traversent la route. »

Ana

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Monoprix Pyrénées

Le supermarché me fait penser qu’il y a beaucoup de choses et de personnes. Voir comment ils achètent des choses utiles pour leur maison et leur nourriture.

Voir comment les gens entrent et sortent des lieux. Comment chaque jour apporte de nouvelles choses et produits à l’usage des gens. Il y a beaucoup de choses à acheter, comme des bonbons.

Il y avait une femme en colère parce qu’elle n’a pas avancé dans la ligne rapidement pour payer, car elle était impatiente. Pourquoi ? Car elle devait faire de la nourriture pour sa famille qui revenait d’un voyage.

Natalia
(photo de Cheikh-Tourad)

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Les cafés

Je sors de l’école avec mes amis, puis je prends la rue des Orteaux. Je vais longer la bibliothèque. J’aime écouter de la musique rap, mais je ne l’entends pas toujours. Quelquefois je vais au stade pour jouer au foot avec mes amis.

À la fin de la semaine, je rencontre mon cousin. Puis je vais au café et rencontre ses amis. Mais les cafés sont fermés à cause du corona.

Ali

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Un arbre

Je suis réveillé par la lumière du lampadaire, il fait très froid.

Bien qu’il soit encore tôt, je vois déjà des gens sur le trottoir. Ils portent tous les manteaux et certains ont aussi des parapluies à la main, même s’il ne pleut pas.

Devant moi, je vois la station du bus, mais lui ne s’arrête pas parce qu’il n’y a personne qui attend dans la station.

Le soleil commence à se lever et je commence aussi à voir des étudiants, avec leurs sacs à dos. Ils semblent très fatigués, et ils ont des papiers entre les mains, probablement des devoirs.

Dans la rue, je vois beaucoup de voitures, et plus de gens aujourd’hui, parce qu’il y a un marché. Je peux sentir le poisson d’ici, même si on est très loin.

Gaia

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Le mauvais côté

Je sors de chez moi, je trouve mes amis qui m’attendent. Nous allons au lycée ensemble. Le trajet est très court, nous ne voyons pas beaucoup de choses. La grande partie des choses que nous voyons sont normales, même si nous ne voyons généralement pas le mauvais côté de la vie, comme les sans-abris. C’est l’une des choses que vous voyez beaucoup, mais je n’aime pas les voir. Je suis désolé, et c’est triste que ces choses se produisent en ces temps.

Oussama

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Le ciel

Je choisis ce sujet, car il me fait plaisir quand je regarde le ciel. Pour moi, il représente une paix. Je peux aussi voir les oiseaux et le soleil. Je vois la différence de temps par le ciel, comme le matin et le soir.

J’aime aussi le ciel quand c’est le soir, parce que je peux voir les étoiles qui donnent des lumières dans le ciel.

Quand c’est l’hiver, le ciel devient sombre et ça me rend triste.

Ramuela

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Le vieil invisible

Ce vieux, il était âgé. On peut dire qu’il avait quatre-vingt ans. Je l’avais vu l’autre semaine quand je traversais le parc Séverine. Un bon parc. Mais ce jour-là, le vieil homme me regarde avec le visage bizarre. Je le salue, mais il ne me répond pas. Il est un peu grand, avec des cheveux blancs. Il s’assoit sur un banc blanc, tout seul. À côté du banc il y a un bâton. Il est barbu comme le père Noël, il porte un chapeau et un pantalon noirs, un manteau en cuir marron, et des chaussures marrons qui ressemblent à des palmes tellement elles sont grandes. Il n’est ni gros ni maigre. Je pense qu’il était en colère à ce moment-là, il me regarde avec une manière bizarre. J’espère, la prochaine fois, que je le verrai avec un sourire sur son visage.

Soule

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Le ciel change

J’ai choisi le ciel parce que je l’aime. J’adore cette chose colorée. La couleur claire me donne une énergie positive.

J’aime plus le ciel quand je le vois dans des couleurs mélangées, car sa couleur naturelle est le bleu, mais avec du jaune, du rouge et du rose, je pense que cela rendra la rue et le spectacle magnifiques.

Mais la situation est différente avec moi en hiver, car en hiver le ciel est sombre, le ciel est trouble comme le gris et le blanc brumeux, et très peu de noir.

Et mon sentiment me rend inactive, me met dans une humeur sombre, ou quelque chose comme ça.

Rana

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Je sors de chez moi

La pente

Je descends la pente
Sous la pluie et le froid
Le feu !
Un monument aux morts de la guerre
Métro Père-Lachaise
Les bruits, les bousculades
Dévalant les escaliers tel un automate
Ignorant les pubs des murs du métro
La musique aux oreilles
Je défile dans la rue avec détermination
Je monte la pente

Simple voyage

Je sors de chez moi
Je prends l’ascenseur
J’arrive devant le
Miroir et
Je m’aperçois
En jogging et sweat-shirt
Et je vais jeter des
Déchets

La solitude

La cour
Je suis seul
Il fait très très froid
Je marche pour prendre le tramway
Des gouttes de pluie qui coulent de partout
D’autres étudiants attendent le tramway
Pendant mon trajet je suis calme
Je valide mon Navigo je descends les escaliers
Des amis, anciens amis, étudiants provenant d’autres lycées
Partant vers Levallois ou vers Gallieni
Pendant mon trajet je m’ennuie
Je monte les escaliers
Je descends les escaliers j’attends mon métro
Je monte dans le métro
Je passe Réaumur-Sébastopol et arrive à Alexandre-Dumas
Même des fois, je suis en avance
Je marche, la montée pour venir au lycée
La route
J’arrive à mon lycée

La tronche du matin

Moi
Traversant cette rue, ma rue
Rejoignant le métro
Sous ce ciel gris
Sous ce ciel maussade, fade
Je dénoue mes écouteurs
Comme chaque matin de cours
Dans mes écouteurs ma playlist du matin
Ma playlist chill
Tout droit le métro
La ligne 13 qui m’attend
Cette ligne bourrée de monde
Ma carte de transport à la main
Puis dévalant machinalement les escaliers
Je me la joue mannequin le temps d’un instant
Le métro arrive

Moi
Tirant la tronche du matin
M’emmitouflant dans mon pull
Je surfe sur les réseaux sociaux
Et j’arrive

En respirant

Je me réveille en respirant, puis je sors en expirant
je me dirige vers la ligne 2, mais j’ai un petit creux
donc je mange du chocolat et j’attends Alexandre-Dumas

Rue Olivier-Métra

Rue Olivier-Métra
Froid le matin
Temps pluvieux
J’attends au feu
Je suis attentive au bus qui arrive à une heure précise
Je suis fatiguée mais la musique me fait tenir debout
Quelquefois je concentre ma vision sur les lumières des magasins

C’est devenu une habitude

C’est devenu une habitude
Je prolonge la petite rue jusqu’au feu rouge
Je prolonge le chemin de la petite forêt
À ma gauche le nouveau bâtiment est en construction
À ma droite toutes sortes d’arbres, de cerisiers, de chênes
Une fois sortie de la petite forêt
Je prolonge encore le chemin jusqu’à l’escalier
Là on peut voir le métro
Précipitée de prendre le métro
Je reste debout qu’à la station Alexandre-Dumas
Je prolonge la longue rue jusqu’au passage piéton
Au loin on peut déjà voir le lycée
Je marche tout droit, puis enfin
Arrivée au lycée
Soulagée et essoufflée

I’m a libra

Je sors de chez moi
J’ai la flemme
Mes écouteurs dans mes oreilles pour ne pas entendre les gens
J’arrive au lycée
Je vois des personnes
que j’aime pas

Déjà que j’ai la flemme d’aller à l’école
En plus il fait noir
Quand je sors

Je vois

Quand je sors de chez moi
J’observe le sol
Je vois les arbres qui perdent leurs feuilles
Les feu tricolores
Les bouchons les embouteillages
Les gens qui se bousculent
Ceux qui courent comme moi chaque matin pour avoir le bus
Ceux qui sont pressés pour le travail
Les gens qui font sortir les chiens pour les promener
La montée de la pente avant d’arriver dans mon lycée
Très fatigant
Les élèves qui attendent l’ouverture de la porte

De la lenteur à la vitesse !

Je sors de chez moi j’ai froid
Un arrêt de bus et un tabac
Dans le bus l’ambiance est calme
Je prends le métro j’ai chaud
Alexandre-Dumas
Il me reste toujours deux ou trois minutes
La porte va se fermer !
C’est le marathon !
Arriver au lycée
Très essoufflé

Carefree

La porte se claque
Clic, le téléphone s’allume
Ma clope s’anime
Vibration sonore ou oreilles bouchées par mes écouteurs
Et là je suis toujours là
Play — Game Over
Cerveau s’éteint
Un pas, un pied devant le précédent
Jusqu’au lycée du président

Poèmes d’Emeline, Firasse, Grâce, Imene, Maëva, Myriam, Nassim, Orphé, Paul, Sarah, Sunjay écrits les mardis 29 septembre et 13 octobre 2020.