L’ascenseur émotionnel

Je suis plutôt une fille timide et réservée. J’ai peur de franchir un cap pour me rebeller. Je n’aime pas quand on me parle mal, car je me vexe trop vite. Il faut que j’affronte cette peur et cette timidité : à nous deux maintenant !

Je me lance enfin en tant que rebelle, du ciel jusqu’à la terre, grâce à ce saut en parachute. Il m’aura fallu des mois et des mois pour prendre cette décision. Je l’ai enfin prise.

Au moment de sauter, la peur m’envahit. Je suis en pleurs, mais convaincue de ce que je vais faire. Le moment est venu, je saute. Un mélange de peur, d’angoisse et de bonheur.

Une fois le saut fini, je suis soulagée : le bonheur et la fierté apparaissent dans mon cœur. Ça y est, je ne suis plus comme avant. Je renonce à l’ancienne « moi ». Je me rends compte que je n’étais pas la vraie « moi » : amusante, heureuse, drôle. En tout cas, que je n’étais plus cette fille-là. Un jour, je me réveille et je ne sais pas ce qui se passe dans ma tête, mais je me dis que la vie est un monde éphémère. Pourquoi vouloir se cacher derrière un faux visage ?


Écrit par un·e élève de la classe de Seconde C (Adama, Anfal, Ephrem, Fatou, Fatoumata, Islem, Joris, Kadiatou, Karamoko, Mohamed, Nelly, Océane, Olivia, Ridzo, Sidi-Mohammed, Sofiane, Yamina, Yousra, Zoé) pendant les ateliers du 23 novembre, 30 novembre et 7 décembre 2020, à partir du thème : « À nous deux maintenant ! »

Fonce tête baissée

Arriver dans un entraînement où on ne connaît personne, mais tout le monde se connaît. Aller dans un vestiaire où je ne connais personne, et ne rien dire. Moi, je pense que, dans ce genre de situation, il vaut mieux ne pas réfléchir et y aller directement.

Avant d’arriver dans ce club, je n’avais pas fait de sport pendant deux-trois ans. Quand on réfléchit trop, on se donne des doutes, donc personnellement je ne réfléchis pas. Maintenant, je me suis bien intégré, donc finalement, ne pas réfléchir est une bonne solution.

Après plusieurs mois passés auprès de mes nouveaux camarades, nous sommes tous invités à une fête, donc nous décidons d’y aller. Nous nous préparons pour partir. Nous prenons un Uber. Dans le Uber, nous avons regardé si nous avions nos téléphones et s’il y avait de la batterie. On a dit au Uber de s’arrêter, puis, au lieu de payer, nous avons couru en sens inverse pour que la voiture ou le conducteur ne puisse pas nous rattraper. Nous avons couru une ou deux rues, pour finalement arriver à destination.

On entre dans le bâtiment. Nous sonnons à la porte. Notre ami ouvre. Quand nous arrivons dans le salon, je regarde la tête des personnes, mais je ne vois aucune personne que je connais. Donc, sans hésiter, je me mets à serrer la main à tout le monde. Après, la soirée s’est très bien passée.

Parfois, je me demande comment la situation aurait évolué si je réfléchissais. Plusieurs années plus tard, mon comportement n’a toujours pas changé. J’ai une femme et un fils et, malgré mon âge, je fonce toujours tête baissée.


Écrit par un·e élève de la classe de Seconde C (Adama, Anfal, Ephrem, Fatou, Fatoumata, Islem, Joris, Kadiatou, Karamoko, Mohamed, Nelly, Océane, Olivia, Ridzo, Sidi-Mohammed, Sofiane, Yamina, Yousra, Zoé) pendant les ateliers du 23 novembre, 30 novembre et 7 décembre 2020, à partir du thème : « À nous deux maintenant ! »

À force de m’entraîner

À force de m’entraîner, j’ai réussi à intégrer la grande équipe Manchester City. Je suis fier de représenter l’équipe de mes rêves, avec mon nom « Sterling » sur le dos.

Je repense à l’époque où je galérais à me faire repérer. Tous les matins, j’allais m’entraîner dans le froid. Je mangeais sainement. « Courage, il faut que je persévère ! » Le jeune homme enfilait son maillot et allait s’entraîner pour devenir une légende du foot. Il était stressé, mais en même temps excité. Il y allait tout le temps, lorsqu’il pleuvait, quand il avait des courbatures. Il persévérait pour devenir un joueur pro !

C’est l’heure du match ! Ce match décidera du vainqueur de la Champions League. Manchester City contre Liverpool ! Ça y est, la première mi-temps débute. Le match s’annonce très serré. On sent une domination de la part de Liverpool. La première occasion vient de Liverpool, mais elle manque de peu les cages. La première mi-temps est finie. Dans les vestiaires, tout le monde est en stress, mais personne ne se décourage. La deuxième mi-temps commence et on sent toujours une domination de Liverpool… La fin de la deuxième mi-temps approche. Sterling a la balle, il a en tête la trajectoire de la balle, il tente de tirer… Et c’est le but ! 1–0 pour Manchester City. L’arbitre siffle la fin et Manchester City remporte la Champions League.


Écrit par un·e élève de la classe de Seconde C (Adama, Anfal, Ephrem, Fatou, Fatoumata, Islem, Joris, Kadiatou, Karamoko, Mohamed, Nelly, Océane, Olivia, Ridzo, Sidi-Mohammed, Sofiane, Yamina, Yousra, Zoé) pendant les ateliers du 23 novembre, 30 novembre et 7 décembre 2020, à partir du thème : « À nous deux maintenant ! »

Le pirate qui aimait tuer les pirates

À nous deux maintenant, navire qui vaut cent millions d’euros ! Avec toi, je ferai le tour du monde. On naviguera sur tous les océans (Atlantique, Pacifique, Indien…). En tout premier, nous irons en Inde, puis nous partirons en Espagne, à Barcelone, pour récupérer mon fils de huit ans qui travaille déjà. Puis, nous irons nous installer à Dubai, où habitent ma mère et mon père.

Notre navire, nous l’avons acheté au marché noir en Chine, où j’ai retrouvé mon frère de sang Jackie Chan qui m’a offert des armes et des grenades en cadeau pour l’achat de mon navire. Après cet achat, nous sommes allés directement à la guerre en Côte d’Ivoire, où j’ai rencontré mon plus grand fan Didier Drogba, qui a joué à Chelsea en Premier League où ont joué les plus grandes stars du football comme Mimicalo, Jdabizarie et Camadéorie. Moi, je m’appelle Darimisikara Mohadi, trente-huit ans, la personne qui a le prénom le plus long du monde. Je suis sur ce bateau pour tuer tous les beaux parleurs qui se prennent pour des pirates. J’en tue au moins quatre mille par an. Bon, j’exagère un peu. Je suis plus connu pour mes folies d’achats : plusieurs millions par jour !

J’ai abandonné mon fils à l’âge de deux ans, car il faisait déjà un mètre soixante. Très grand pour son âge. J’ai dû l’abandonner, car il ne rentrait plus dans l’bateau. Aujourd’hui, il doit mesurer sept mètres, j’ai réussi à avoir des informations sur lui grâce à sa taille (ha ha ha ha).

Après neuf mois de navigation, me voici en Espagne : à nous deux maintenant ! Quand je suis arrivé à destination, je suis allé parler à mes anciens amis, qui élevaient mon fils. Je leur ai demandé où il était, ils m’ont répondu qu’il travaillait. Je me suis précipité vers son lieu de travail. J’ai été choqué : je l’ai vu, il mesurait neuf mètres. Dès que je lui ai dit que j’étais son père, il ne m’a pas cru, car moi je mesure un mètre cinquante-cinq. Ha ha ha ha.


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Trois moments de ma vie

Le jour où je suis allée pour la première fois en primaire, j’ai été agressée par des élèves. Ils ne m’aimaient pas. Le jour où ils ont remarqué que j’étais la meilleure de la classe, ils se sont rapprochés de moi, et c’est à ce moment que j’ai dit : « À nous deux maintenant ! ». À ce moment-là, je ressentais une douleur qui était difficile pour moi à supporter, mais moi, comme je suis une bonne personne, j’ai décidé de passer à autre chose. J’ai vu des amis venir vers moi pour apprendre, parce que j’étais la meilleure. Je me suis laissée guider. Mais, d’un côté, je les aidais et, de l’autre côté, je me méfiais un petit peu d’eux parce que je ne voulais pas qu’ils me fassent du mal une autre fois. J’ai fait confiance à la classe pour s’entraider entre élèves.

Le moment important de ma vie où je me suis fait des amis dans la classe, c’était un moment fort, il restera à jamais gravé dans mon cœur. Pourtant, au début, personne ne m’aimait, mais au fil du temps j’ai été intégrée dans la classe.

Quelques années plus tard, ma rentrée au lycée était très dure à vivre, parce que j’ai quitté mon pays pour une autre aventure en France. Au début, c’était vraiment difficile pour moi, à l’école, de pouvoir m’intégrer entre amis, et aussi parce que j’ai mon accent. Ils rigolaient toujours de moi. C’était invivable pour moi, ce moment. Et c’est ça mon histoire, je me suis dit : « Ça y est, vis ta vie, ne regarde pas les autres, avance, car c’est dieu qui a le dernier mot. »


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Ma réussite

Il est 15h30. Je viens d’atterrir à Nouakchott, Mauritanie, avec mes collègues. Nous sommes accueillis par un personnel qui nous amène à l’hôtel. On se repose. Une douche, on se change, puis le devoir nous appelle.

Le lendemain matin, nous allons au chantier qu’on est venus voir. On doit construire une maison de trois étages, à l’américaine. Moi, je dessine le plan. Au rez-de-chaussée, il y aura le salon, une cuisine à l’américaine, un petit hall, une douche ; au premier, il y aura deux chambres et une salle de bains ; au deuxième, une salle de sport, de cinéma et une cuisine ; et enfin au troisième, deux dressings et une chambre.

Le soir, nous allons manger dans un resto qui s’appelle Hotana, il est au bord de la mer. On a pris des burgers, des pizzas. On apprend à plus se connaître. À un moment, on discute, et je dis : « Je me souviens quand je suis venue en vacances ici. J’étais allée à la plage avec mes cousines, et l’une d’elles m’a noyée. J’ai commencé à tousser, à pleurer. Elles se moquaient. Je ne leur ai pas parlé pendant deux jours. »


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Première balle de pompe, premier Top 1

La première fois que j’ai joué au jeu Fortnite, dès la première partie, j’ai gagné. À ce moment-là, j’ai ressenti une énorme puissance, et c’est comme ça que je veux devenir le numéro 1. Je n’ai plus le même plaisir qu’avant, quand je jouais avec mes potes, car maintenant avec mes potes on a créé une structure professionnelle : la Team EPLV (Ensemble pour la victoire), et maintenant c’est un plaisir différent de gagner avec EPLV. Je me suis mis au défi. Je compte me lancer dans une carrière de joueur professionnel, en faisant remarquer le Team auprès du monde. Je compte y arriver main dans la main avec EPLV, avec de l’entraînement intensif.

Après avoir fini l’entraînement, qui dure trente minutes, on s’était divisés en deux équipes de trois, et puis lancé des parties compétitives. Mon équipe a lancé une partie. On atterrit dans une ville où tout le monde atterrit aussi, et là l’action commence. Nous étions au milieu, ce qui fait qu’on était attaqués par tout le monde, mais on a réussi à éliminer toute la ville sans qu’aucun de mes coéquipiers soit mort. En sortant de la ville, on avait vingt éliminations et on devait se diriger vers la zone sûre, où le gaz ne peut pas nous atteindre. Il restait sept personnes.

À ce moment, on avait le choix de se cacher ou de prendre le risque, nous les sept dernières personnes. On choisit la deuxième option. Premier mort de mon équipe. Deuxième mort de mon équipe. Dans ce cas, j’étais seul contre trois personnes. J’ai dû jouer avec eux, en faisant des constructions partout, en faisant des edit et en mettant des balles de pompe. Je tue deux adversaires. Il ne me reste plus rien, même pas de soin, rien du tout. Et j’avais trois balles de pompe : en gros, trois chances de gagner. Deux balles ratées. La dernière est mise dans la tête. Et là, la partie est finie, avec vingt-sept éliminations.

Quand la partie est finie, au milieu de l’écran, il y a une pancarte bleue, avec un « Top 1, victoire royale ». Notre personnage ne bouge plus. Le mien, habillé en agent militaire. Mais, devant notre personnage, le gaz continue de se renfermer, jusqu’à engloutir la map de gaz.


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Ma fameuse vie en Suisse

« À nous deux maintenant » : voilà les premiers mots que je me suis dit en sortant du train à Genève. J’étais excité à l’idée de retrouver mon cousin et de visiter la ville. Carrément, je parlais à des inconnus ! Je leur posais des questions pour savoir s’ils connaissaient Genève.

La ville était originale, dans mes pensées. J’étais jeune et je rêvais de rejoindre mon cousin à Genève. Tous les jours, je me demandais quel temps il faisait là-bas, qui étaient les gens qu’Alec fréquentait, quel était son passe-temps, son quotidien. Chaque été, je suppliais mes parents de passer mes vacances à Genève. Ce rêve devait devenir réalité.

Aujourd’hui, je suis à la gare de Genève-Cornavin. J’attends ma tante et mon cousin pour rentrer chez eux. Je suis si excité de les revoir, mon rêve est enfin accompli… Il est temps maintenant de créer un nouveau rêve.

Je me promène dans les rues de Genève avec Alec. Il me parle de ses rêves. « Plus tard, je deviendrai un grand athlète. Je voudrais participer aux Jeux olympiques », me dit-il. Pour cela, il s’entraîne dur, et tous les matins. Plus tard, il m’offrira des places pour regarder ses courses lors de la finale des Jeux olympiques.


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C’est dans le désespoir que naît l’espoir

Une fois, je m’étais lancé le défi de faire le plus d’éliminations possible sur un jeu vidéo. C’était Call of Duty Black Ops 2. Le but, c’est de tuer le plus d’ennemis en ayant des armes. Ça peut être un « six contre six » max, et « quatre contre quatre » mini. J’ai commencé à l’âge de sept ans. Pour améliorer mes armes, il faut que je fasse des défis avec les armes que j’utilise. J’ai commencé à y jouer plus sérieusement à l’âge de douze ans, parce que j’ai commencé à avoir beaucoup d’heures de jeu. Et aussi parce que j’aimais beaucoup ça.

Deux ans plus tard, une invasion de morts-vivants arrive. Il reste donc quatre hommes enfermés dans une prison, ils sont obligés de tuer tous les morts-vivants pour survivre et réussir à s’échapper de prison. La prison est sale, dégradée. Il y a des feux. Les cellules sont toutes ouvertes et les zombies sont très énervés. Les quatre hommes sont équipés de plusieurs armes, d’autres armes sont cachées dans plusieurs endroits de la prison. Ils réussissent à tuer les morts-vivants et ils s’échappent de la prison.

Deux ans plus tard, mon défi est donc réalisé.


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Un nouveau départ

J’ai mis mes dernières économies dans mon billet d’avion. J’ai dix-huit ans, j’ai décidé de partir à New York pour m’installer là-bas, commencer une nouvelle vie.

J’aimerais enseigner dans une école américaine, mais je ne parle même pas anglais. Pour commencer, j’ai trouvé une annonce sur un site internet, et je postule. Du coup, je me pointe au rendez-vous, et ce n’est pas du tout ce que je croyais. J’ai un flashback : j’aurais dû écouter en cours d’anglais car, là, je me pénalise aujourd’hui…

Quelques jours plus tard, je rencontre une classe. Je me rends compte que je ne comprends rien du tout, mais vraiment rien du tout à ce qu’ils racontent. Je suis dans une galère pas possible. Je décide donc de prendre des cours particuliers.


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