Fonce tête baissée

Arriver dans un entraînement où on ne connaît personne, mais tout le monde se connaît. Aller dans un vestiaire où je ne connais personne, et ne rien dire. Moi, je pense que, dans ce genre de situation, il vaut mieux ne pas réfléchir et y aller directement.

Avant d’arriver dans ce club, je n’avais pas fait de sport pendant deux-trois ans. Quand on réfléchit trop, on se donne des doutes, donc personnellement je ne réfléchis pas. Maintenant, je me suis bien intégré, donc finalement, ne pas réfléchir est une bonne solution.

Après plusieurs mois passés auprès de mes nouveaux camarades, nous sommes tous invités à une fête, donc nous décidons d’y aller. Nous nous préparons pour partir. Nous prenons un Uber. Dans le Uber, nous avons regardé si nous avions nos téléphones et s’il y avait de la batterie. On a dit au Uber de s’arrêter, puis, au lieu de payer, nous avons couru en sens inverse pour que la voiture ou le conducteur ne puisse pas nous rattraper. Nous avons couru une ou deux rues, pour finalement arriver à destination.

On entre dans le bâtiment. Nous sonnons à la porte. Notre ami ouvre. Quand nous arrivons dans le salon, je regarde la tête des personnes, mais je ne vois aucune personne que je connais. Donc, sans hésiter, je me mets à serrer la main à tout le monde. Après, la soirée s’est très bien passée.

Parfois, je me demande comment la situation aurait évolué si je réfléchissais. Plusieurs années plus tard, mon comportement n’a toujours pas changé. J’ai une femme et un fils et, malgré mon âge, je fonce toujours tête baissée.


Écrit par un·e élève de la classe de Seconde C (Adama, Anfal, Ephrem, Fatou, Fatoumata, Islem, Joris, Kadiatou, Karamoko, Mohamed, Nelly, Océane, Olivia, Ridzo, Sidi-Mohammed, Sofiane, Yamina, Yousra, Zoé) pendant les ateliers du 23 novembre, 30 novembre et 7 décembre 2020, à partir du thème : « À nous deux maintenant ! »

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