De l’autre côté du fleuve

Je suis en Mauritanie avec ma cousine. On doit se rendre au Sénégal, mais pour s’y rendre il faut traverser un fleuve. Pour le traverser, on doit avoir des papiers sénégalais ou payer de l’argent. Du coup, mon oncle a décidé d’attendre le soir pour traverser et éviter la douane.

Il est 17 heures. Mon oncle nous dit : « Restez là, le temps qu’il fasse nuit et que je finalise les choses avec le pilote. » On était chez une amie à lui, qui nous a bien accueillis d’ailleurs. Quand je suis allée aux toilettes, j’ai pu constater que la maison était collée à la rivière. J’avais envie de voir s’il y avait des dauphins, des poissons… mais à la fois j’avais peur de tomber dans l’eau.

Il est 21 heures. Mon oncle vient nous chercher et nous emmène vers le bateau. Sur le bateau, je ne vois pas grand-chose, à part quelques lumières, un poste de douane, et un peu la ville de Bakel.

Une fois arrivée, je découvre une très belle ville remplie de motos, des personnes très souriantes, des vendeurs de sandwiches, des vendeurs de jus, des vendeurs et encore des vendeurs. Ensuite, nous prenons un taxi voiture. Il faut savoir que, au Sénégal, les taxis sont des motos, pour la plupart. Il n’y a pas beaucoup de taxis voitures. Arrivée chez ma famille, je vois une très grande et belle maison de trois étages, avec beaucoup de monde à l’intérieur. On me dit que ce sont mes cousins, cousines, oncles et tantes. Ils sont hyper accueillants. Le soir de notre arrivée, on a mangé du couscous. Une semaine plus tard, toujours du couscous. Je demande à une de mes cousines : « Ici, tous les soirs on mange du couscous ? » Elle me dit : « Oui. » Du coup, je vais demander à ma grand-mère si elle peut me passer de l’argent pour acheter un sandwich, pour moi et ma cousine. Elle répond : « Nam », car dans la famille nous parlons soninké. Du coup, tous les soirs on achetait différentes choses.

Un mois plus tard, l’heure du départ est imminente. Je me suis beaucoup amusée, mais la rentrée approche. Le taxi vient nous chercher, on lâche quelques larmes avec mes cousines. Elles vont me manquer, mais on garde contact.

Il est 12h30, on arrive à la rivière. Il y a énormément de monde. On passe par la douane pour qu’ils voient si on a rien d’illégal sur nous. Bien sûr, on n’avait rien. On paie 100 francs CFA chacun et nous prenons le bateau en direction de la Mauritanie, pour prendre ensuite l’avion direction Paris Charles-de-Gaulle.

Fatoumata


Texte écrit pendant les ateliers des 4, 11 et 18 janvier 2021 avec la classe de Seconde C, sur le thème « de l’autre côté », après lecture du début du Passe-muraille de Marcel Aymé et d’un extrait du Grand Meaulnes d’Alain-Fournier.

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