C’était la première fois que je découvrais un nouveau monde

C’était la première fois que je découvrais un nouveau monde, Le Caire en Égypte. Je le trouvais sincèrement joli. J’avais treize ans.

Je suis allé en Égypte pour voir ma mère. La ville où j’ai habité, ça ressemblait à un labyrinthe avec beaucoup de fourmis dedans. C’est une ville active. Je me souviens que nous avons vu la grande université du Caire où il y a des étudiants et des touristes qui viennent de chaque pays pour visiter ou étudier.

Les gens sont vraiment gentils, avec un grand cœur, des gens qui aiment travailler, des gens qui cherchent du bonheur. C’était différent.

Dans le quartier où j’ai habité, dans Ain-Al-Shams (cela veut dire « l’œil du soleil »), rue Ahmed-Khalil, des voitures passent chaque jour, les gens qui marchent dans la rue, l’odeur du feu, de la chaleur, du carbone que je sens à chaque fois quand je me réveille le matin.

Dans notre ville aux Comores, le temps passe doucement. On sent l’odeur fraîche de la campagne, la nature. La ville est simple, c’est comme la rivière qui traverse la mer. C’est le lieu où je suis né et où je retournerai : Malé.

Soule


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

Laisser un commentaire