L’escale de ma vie

Tous les matins, je me lève de bonne humeur en me disant que je vais apprendre le métier que je voudrais faire plus tard : agent d’escale dans un aéroport. C’est cela qui me motive. C’est ce que j’aime. Puis, je reviens à la réalité… où je me dis tous les matins : « À nous deux maintenant ! » quand je rentre au lycée, car je sais qu’une longue journée m’attend, et que je ne vais pas aimer ce que je vais faire, donc ça me démotive de jour en jour.

Cinq ans plus tard… Je me lève pour aller à l’aéroport faire le boulot que je voulais tant faire, étant petite. Ce que j’aime dans ce travail, c’est qu’on voit des personnes différentes chaque jour, des personnes qui ont le sourire de voyager, qui sont contentes. Et je rentre chez moi heureuse, chaque jour que je passe dans ce travail, heureuse de rencontrer de nouvelles personnes le lendemain.

Aujourd’hui, j’ai enregistré le billet d’avion d’une femme très souriante, qui allait aux États-Unis pour un mois, mais n’avait pas de valise. Elle avait seulement un sac à main. J’étais très curieuse à l’idée de savoir où elle allait, puis je me suis mise à sa place : je trouvais ça un peu déplacé de ma part de lui demander, donc je lui ai souhaité un bon voyage, en ne sachant jamais ce que cette femme faisait.

J’aime voyager, découvrir le monde, les langues, la nourriture, etc. Si je n’étais pas à l’école, je serais en train de voyager dans un pays très lointain, aux Maldives.


Écrit par un·e élève de la classe de Seconde C (Adama, Anfal, Ephrem, Fatou, Fatoumata, Islem, Joris, Kadiatou, Karamoko, Mohamed, Nelly, Océane, Olivia, Ridzo, Sidi-Mohammed, Sofiane, Yamina, Yousra, Zoé) pendant les ateliers du 23 novembre, 30 novembre et 7 décembre 2020, à partir du thème : « À nous deux maintenant ! »

Une descente aux enfers dans un coin de paradis

Il veut refaire sa vie car il veut oublier son passé.

Il a eu des problèmes avec sa femme.

Elle l’a trahi.

Elle l’a trompé.

Il a été choqué, il a pris ses affaires, puis il est parti de leur maison avec beaucoup de tristesse et de colère. Pour refaire sa vie, il part loin de leur maison commune. Il recherche une maison au bord de la mer, car il veut se réveiller en voyant le paysage et la mer, et oublier son passé pour passer à autre chose.

Dix ans plus tard. Il regarde la mer et le ciel avec sa femme et ses enfants, puis il regarde sa femme avec le sourire. Ils attendent un troisième enfant et vivent heureux.


Écrit par un·e élève de la classe de Seconde C (Adama, Anfal, Ephrem, Fatou, Fatoumata, Islem, Joris, Kadiatou, Karamoko, Mohamed, Nelly, Océane, Olivia, Ridzo, Sidi-Mohammed, Sofiane, Yamina, Yousra, Zoé) pendant les ateliers du 23 novembre, 30 novembre et 7 décembre 2020, à partir du thème : « À nous deux maintenant ! »

À mille à l’heure

Mon cœur bat à mille à l’heure. Je suis deuxième de la liste de la compétition de saut en hauteur. J’ai une boule au ventre. Je vais pas vous mentir : mon adversaire s’en sort pas mal. C’est vraiment serré. J’ai envie de tout lâcher. Dans le coin de ma tête, je me dis « À nous deux maintenant ! » Il est temps de le faire pour « nous », pour moi. À ce moment précis, je pense à mon honneur et à ma réussite.


Écrit par un·e élève de la classe de Seconde C (Adama, Anfal, Ephrem, Fatou, Fatoumata, Islem, Joris, Kadiatou, Karamoko, Mohamed, Nelly, Océane, Olivia, Ridzo, Sidi-Mohammed, Sofiane, Yamina, Yousra, Zoé) pendant les ateliers du 23 novembre, 30 novembre et 7 décembre 2020, à partir du thème : « À nous deux maintenant ! »

C’était chez moi

Grandir près de la plage a beaucoup d’avantages. L’été, tout le monde allait à la plage. J’allais aussi à la plage, mais j’ai découvert une chose. Un jour, je suis allé dans un endroit un peu loin, et je suis revenu au coucher du soleil. Je devais être à la maison à une heure exacte que mes parents m’avaient dite, car ils étaient très stricts. Ce jour-là, ils s’inquiètent beaucoup parce que je n’arrivais pas à l’heure. Ce que j’ai découvert, c’est le coucher du soleil. Je me souviens de la première fois que j’ai vu ces couleurs, ces nuages différents de ceux qu’on voit normalement. La mer était très calme, il y avait un petit vent et l’odeur du printemps. Cette sensation de liberté en écoutant les oiseaux écoutant la mer, les odeurs pouvaient aussi être des sentiments, on se sent libre, sachant que cet endroit vous fait vous sentir bien, vous détendre, et surtout apprécier la beauté de la nature.

L’histoire ne s’arrête pas ici, mais il n’y a pas le temps de tout écrire. Maintenant, vous vous demandez pourquoi je n’ai pas de photo de cet endroit exact. C’est parce que c’était chez moi, que je n’ai pas ressenti le besoin de prendre une photo, parce que j’allais là-bas pour tout laisser derrière moi, et être avec moi-même.

Oussama

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Ces trois jours

Dans une semaine, les vendeurs. Ils ont écrit qu’une tournée commencerait dans cinq jours. Et cela durera trois jours. Nous nous sommes préparés parce que, pour nous, c’est quelque chose d’intéressant, quelque chose de nouveau. Après une semaine, nous étions prêts à partir.

Quand je suis arrivé au lieu de rendez-vous, j’ai vu des mecs, ils étaient plus âgés et ils savaient mieux ce qui allait se passer. Là où la réunion a eu lieu, c’était très bien, car il n’y avait pas de routes et personne pour vous dire de ne pas y aller, etc. Pendant que les parents, ils s’amusaient, nous étions en compétition.

Il n’y avait jamais rien près de ma maison. J’étais solitaire. C’est juste que je n’avais pas d’amis, mais j’avais une moto. Quand j’ai commencé les répétitions, cela ne pouvait pas être sans quelque chose de mauvais. J’avais des ecchymoses et, même maintenant, quand je les regarde, je me souviens de ces trois jours.

Evelin

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Je cours

Je cours, parce que tous les jours je reste dans le foyer. J’ai besoin de sortir parce que, quand je reste dans le foyer, il y a des jeunes là-bas, ils parlent l’autre langue, et moi je n’ai pas compris ce langage. Moi, toujours je reste dans ma chambre. Parfois je descends pour jouer à la play. Parfois je sors pour faire de l’entraînement. Je cours trente minutes. Après, je retourne dans le foyer, je me lave. Après, je mange. Après, je révise mes leçons.

Pape

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

En allant à l’école

J’ai choisi cette photo parce que cette photo décrit ma routine quotidienne en allant à l’école. En même temps, cette image montre des personnes.

« Marchent les gens qui traversent la route. »

Ana

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Monoprix Pyrénées

Le supermarché me fait penser qu’il y a beaucoup de choses et de personnes. Voir comment ils achètent des choses utiles pour leur maison et leur nourriture.

Voir comment les gens entrent et sortent des lieux. Comment chaque jour apporte de nouvelles choses et produits à l’usage des gens. Il y a beaucoup de choses à acheter, comme des bonbons.

Il y avait une femme en colère parce qu’elle n’a pas avancé dans la ligne rapidement pour payer, car elle était impatiente. Pourquoi ? Car elle devait faire de la nourriture pour sa famille qui revenait d’un voyage.

Natalia
(photo de Cheikh-Tourad)

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Les cafés

Je sors de l’école avec mes amis, puis je prends la rue des Orteaux. Je vais longer la bibliothèque. J’aime écouter de la musique rap, mais je ne l’entends pas toujours. Quelquefois je vais au stade pour jouer au foot avec mes amis.

À la fin de la semaine, je rencontre mon cousin. Puis je vais au café et rencontre ses amis. Mais les cafés sont fermés à cause du corona.

Ali

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.

Un arbre

Je suis réveillé par la lumière du lampadaire, il fait très froid.

Bien qu’il soit encore tôt, je vois déjà des gens sur le trottoir. Ils portent tous les manteaux et certains ont aussi des parapluies à la main, même s’il ne pleut pas.

Devant moi, je vois la station du bus, mais lui ne s’arrête pas parce qu’il n’y a personne qui attend dans la station.

Le soleil commence à se lever et je commence aussi à voir des étudiants, avec leurs sacs à dos. Ils semblent très fatigués, et ils ont des papiers entre les mains, probablement des devoirs.

Dans la rue, je vois beaucoup de voitures, et plus de gens aujourd’hui, parce qu’il y a un marché. Je peux sentir le poisson d’ici, même si on est très loin.

Gaia

Texte écrit entre les 18 et 25 novembre (pendant les deux premières séances de l’atelier) avec la classe UPE2A.