C’était la première fois que je découvrais un nouveau monde

C’était la première fois que je découvrais un nouveau monde, Le Caire en Égypte. Je le trouvais sincèrement joli. J’avais treize ans.

Je suis allé en Égypte pour voir ma mère. La ville où j’ai habité, ça ressemblait à un labyrinthe avec beaucoup de fourmis dedans. C’est une ville active. Je me souviens que nous avons vu la grande université du Caire où il y a des étudiants et des touristes qui viennent de chaque pays pour visiter ou étudier.

Les gens sont vraiment gentils, avec un grand cœur, des gens qui aiment travailler, des gens qui cherchent du bonheur. C’était différent.

Dans le quartier où j’ai habité, dans Ain-Al-Shams (cela veut dire « l’œil du soleil »), rue Ahmed-Khalil, des voitures passent chaque jour, les gens qui marchent dans la rue, l’odeur du feu, de la chaleur, du carbone que je sens à chaque fois quand je me réveille le matin.

Dans notre ville aux Comores, le temps passe doucement. On sent l’odeur fraîche de la campagne, la nature. La ville est simple, c’est comme la rivière qui traverse la mer. C’est le lieu où je suis né et où je retournerai : Malé.

Soule


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

La première fois que j’ai trouvé mon village Ciutulești

La première fois que j’ai trouvé mon village Ciutulești, c’était très moche, petit et désert. En un jour, mon opinion a complètement changé. C’était un village avec seulement quelques grandes maisons. Ce n’était pas très grand parce qu’il y avait de grandes forêts et des rivières. Pour quelqu’un qui a vécu toute sa vie en ville, il ne pouvait pas vivre ici un seul jour. Mais pour ma famille c’était très bien. J’y suis allé parce que l’air est plus pur pour mon frère, il est malade. Ma cour c’était le bois que je traversais toute la journée. Et les voitures que mon père m’a appris à conduire.

Mais quand je suis arrivé à Paris, tout a changé. On a vendu toutes mes motos, voitures et maison et je suis venu ici. Quand j’ai vu Paris, j’ai dit bonjour. Ce qui s’est passé c’est que les gens qui vivent ici ont des questions, je ne peux pas répondre, même aujourd’hui. Même aujourd’hui, après un an et demi, je dis la même chose. C’est une petite ville avec beaucoup de gens qui y vivent. Et très sale.

Evelin


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

La première fois que j’ai vu Le Caire

La première fois que j’ai vu Le Caire, lorsque l’école a organisé un voyage, j’y suis allé avec mes amis. Je pense que j’avais dix ans. J’ai trouvé que c’était une ville magnifique, et il y a beaucoup de belles choses que vous aimez voir, comme les trois pyramides géantes et devant elles le Sphinx, et le musée égyptien dans lequel j’ai trouvé des statues dans lesquelles j’ai vu les roues de guerre qu’ils ont utilisées dans les guerres, et le masque du roi Ramsès II en or. Mais j’ai trouvé que c’était une grande ville. Il faut y rester au moins une semaine pour voir les endroits là-bas, car il y a de beaux quartiers.

Ali


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

La première fois que j’ai vu New Delhi

La première fois que j’ai vu New Delhi en Inde, j’étais choquée. C’est bondé et bruyant, mais je ne dirais pas que c’est insupportable. En fait, je l’ai trouvé passionnant et excitant. C’est juste à propos de mes impressions générales de New Delhi lors de ma première fois en Inde, ou plutôt de la zone limitée que j’ai vue d’une énorme métropole. Quand j’ai marché à Connaught Place, j’ai vu tellement de nourriture de rue, cette fois-là, je me sentais un peu bizarre.

Le jour de mon arrivée, j’avais quelques heures de libres avant ma première visite, mais j’étais épuisée, je ne me suis donc pas aventurée loin de mon hôtel (Connaught Place). C’était dans la « banlieue » nord de la ville, qui n’est pas vraiment une banlieue, sinon de l’étalement urbain. Delhi compte 22 millions d’habitants après tout, plus que tout mon pays.

Quand je suis allée faire des emplettes pour acheter quelque chose, des vêtements, cette fois j’ai vu le trafic comme je l’avais imaginé, chaotique, embouteillé et très bruyant.

Depuis, je suis retournée plusieurs fois à Delhi pour mon interview pour venir en France. Il y a beaucoup de changements, et aussi il y a beaucoup de grands magasins ouverts, et aussi beaucoup de nouvelles universités. Je suis choquée que l’Inde est devenue développée si vite.

J’ai quitté l’Inde depuis 2019 pour arriver en France. Si je garde le visa, je pourrai retourner en Inde encore.

Tenzin


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

La première fois que j’ai vu Ajar

La première fois que j’ai vu Ajar, j’avais quatre ans. Je l’ai trouvé joli, beau, un petit village. J’ai vu plein d’animaux. Après, j’ai vu des enfants partir à l’école. J’ai dit : Moi aussi je vais aller à l’école. La première fois que je suis parti à l’école, je l’ai trouvée agréable. Après un an, j’ai dit à ma mère : Je vais quitter l’école. Elle m’a dit : Non tu ne peux pas quitter l’école comme ça.

Depuis, je suis retourné plusieurs fois à Ajar. Après deux ans, je dis : Je vais quitter l’école. Je l’ai trouvée agréable. Après quatre ans, j’ai quitté l’école pour partir à la capitale de la Mauritanie.

Moussa


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

La première fois que j’ai vu Barcelone

La première fois que j’ai vu Barcelone, je l’ai trouvée trop belle. Je devais avoir quinze ans, j’étais avec mon grand frère, on est sortis de l’aéroport, on a vu l’Espagne. J’étais un peu choqué, époustouflé. C’était mon chemin pour venir en France chez ma grande sœur.

J’ai visité le port de Barcelone, il est trop beau. C’est un port en bois, tout en bois, avec des ponts. Et dans la fin de ce port en bois, il y avait un centre commercial très géant. Après, j’ai visité le stade de Barcelone (le Camp Nou), c’était mon rêve. Après, j’ai mangé des traditions catalanes. J’ai visité une place de Barcelone et l’université de Barcelone. Et j’étais dans une rue qui s’appelait les Corts Catalanes. À la fin de la journée j’étais KO.

Achraf


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

La première fois que j’ai vu Istanbul

La première fois que j’ai vu Istanbul, je l’ai trouvé laide. J’avais treize ans. On est arrivés à 3 heures du matin à l’aéroport, à l’hôtel (Wow Hotel) à 5h30 du matin. J’ai pas du tout aimé parce qu’il y avait beaucoup de pluie, des orages. Les gens je les voyais mal parce qu’ils parlaient fort. En plus, c’est dur à cause du froid.

Après une quinzaine de jours, j’avais une autre vision de ce pays, parce que je l’aime trop, à cause des beaux paysages splendides et très beaux, et les mosquées, les parcs. J’adore cette ville. C’est comme l’Algérie : beaucoup de bruit, beaucoup de gens. Et pour ça, il y a trop de dérangement, au bout d’un moment je n’aime plus. Et il y a beaucoup de trucs, les traditions, les vêtements traditionnels, les plats de la ville que j’ai grave aimés, la piscine, les copains que j’ai fait là-bas. On s’amusait.

Rayane


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

La première fois que j’ai vu Paris

La première fois que j’ai vu Paris, je ne l’ai pas vraiment vu, c’était frustrant. C’était frustrant parce que je suis venu directement m’installer à Achères-Ville. J’avais quinze ans. Une semaine après, je suis parti avec ma famille pour aller vers la Tour Eiffel. J’étais trop content, j’ai pris des photos. Et puis j’avais même pris la décision de retourner au bled, genre au pays, parce que le jour où je suis venu, le quartier où je me suis installé était calme, je disais même que c’était un village, que ma mère s’était trompée, on n’était pas à Paris.

Trois mois plus tard, j’en peux plus de Paris, je regrette d’être venu à Paris. Je veux retourner à l’endroit où j’étais la première fois quand je suis venu en France. La différence c’est que Paris est petit, les maisons sont petites, alors que là-bas elles sont grandes et c’est calme.

Tourad


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

La première fois que j’ai vu Paris

La première fois que j’ai vu Paris, je l’ai trouvé intéressante et une ville animée. Je devais avoir quatorze ans. Le premier jour, nous avons fait du shopping à mettre à la maison. Le lendemain, nous avons visité les monuments d’histoire et sommes allés au parc. Mais maintenant, je ne veux plus vivre ici, parce que je m’ennuie de vivre en France. Après avoir bien vu, la ville de Paris n’est rien comme je pensais. Voici pas ma place.

Je vis ici depuis deux ans. Je ne vois pas beaucoup de nouvelles choses. Apprendre la langue est déjà assez difficile, me faire des amis aussi. J’ai laissé des amis, la famille, à peu près tout pour recommencer, partout ici.

Dans mon pays, j’étais aussi dans la capitale, donc je suis déjà habituée. Mais il y a de nombreuses différences entre Paris et Luanda. Paris est plus calme que ma ville.

Il me manque de voir des gens toujours avec un sourire sur leur visage et de me faire des amis facilement.

Edith


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.

La première fois que je vois Naples

La première fois que je vois Naples je la trouve franchement trop belle. Il y a des gens qui restent devant les portes. Dans les bars il y a trop de gens, là-bas tu danses, les couples. Tu marches à côté de la mer, tu passes un bon moment, les touristes à Naples. Je reste avec des amis, je les connais du bled, j’habite dans la rue Lecoc. Après je travaille comme coiffeur, six mois. Après, fini le travail, je reste à la mer. Une autre fois avec ma copine.

Alors dans la gare de Vintimille il n’y a pas de place pour moi, je vais pour une nouvelle vie en Europe, pour maintenant c’est très bien.

La première fois que je vois Paris, je le trouve franchement laide. Mon âge, quinze ans. Je viens à Paris, je marche dans les rues, je connais rien du tout. La première fois je suis dégoûté, parce que moi je parle pas la langue. On croit que je connais rien pour changer. Je rentre dans la gare du Nord, je pars de quel côté pour partir ?

Abdelaziz


Texte écrit pendant l’atelier du 10 mars 2021 dans la classe UPE2A, après lecture des « Promenades dans Londres » de Georges Perec.